Haftarah Michpatim

5779 haftarah Michpatim (Jeremie 34:8-22, 23:25-26)

rabbi Michel Liebermann


Dans la parachat Michpatim, nous lisons les règles de la possession d’esclaves hébreux. La pratique est fortement découragée et la Torah stipule que tous les esclaves hébreux doivent être libérés et leurs dettes annulées tous les sept ans. Cette pratique empêche les esclaves hébreux d’être détenus pendant de longues périodes en tant que serviteurs sous contrat et met l’accent sur la dignité de tous, indépendamment du statut social.

Dans la Haftarah pour Parachat Michpatim, Jérémie réprouve le peuple de Juda pour avoir gardé des esclaves judéens contre la volonté de Dieu et prédit que Jérusalem sera vaincue à cause du manque de respect de son peuple envers Dieu. Cette prophétie découle de l’invasion babylonienne de Juda dirigée par Nebucadnetsar, roi de Babylone.

En 588, les forces de Nebucadnetsar ont encerclé Jérusalem, assiégeant la ville sainte. À l’intérieur des murs de la ville, l’élite judéenne a accepté de libérer tous ses esclaves judéens afin d’obtenir le pardon divin et d’augmenter les effectifs disponibles pour la défense de Jérusalem. Mais lorsque Nebucadnetsar lève soudain le siège, les propriétaires d’esclaves annulent la libération de leurs esclaves.

L’importance des alliances : Jérémie commence sa prophétie en rappelant au peuple que, comme ils ont conclu une alliance avec le roi de Judée Sédécias pour libérer tous leurs esclaves, l’Eternel a conclu une alliance avec leurs ancêtres après les avoir libérés de l’esclavage en Égypte. L’alliance divine demandait aux Israélites de libérer tous leurs esclaves hébreux tous les sept ans. En reprenant leurs esclaves, le peuple renie son alliance avec Sédécias et l’alliance que leurs ancêtres ont contractée avec l’Eternel. Ils ont profané le nom de Dieu et seront punis par la famine, la peste et l’épée. Le peuple d’Israël qui a ramené ses esclaves par la force sera «livré à ses ennemis, à ceux qui cherchent à les tuer» (34:20). Le roi Sédécias et tous ses officiers vont souffrir aux mains du roi Nebucadnetsar, qui reviendra attaquer et capturer la ville, laissant Juda désolée et détruite.

La Haftarah se termine par deux versets tirés d’un chapitre précédent dans lequel l’Eternel promet de ne jamais rejeter les descendants de Jacob et du roi David. Comme tout bon pédagogue, l’Eternel restaure toujours les fortunes de son peuple et les reprend avec amour.

Ces versets ont été ajoutés pour que la Haftarah se termine sur une note de consolation et non de destruction

                                                                                                                                                                                     rabbi Michel Liebermann

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